A Burkinabé youth Association fighting for women's rights and Africa's development through women's leadership
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Tuesday, September 22, 2020
Une autre femme violentée par un gendarme, la victime s'exprime
Après Niangoloko, une autre femme violentée par un pandore, la version de la victime :
« Ce mardi 20 Septembre je revenais de Zorgho. A un moment je dormais et les autres sont descendus pour un contrôle de sécurité. J’avais de l’argent avec moi et je ne voulais pas sortir le laisser, donc je l’ai remis dans mon porte-monnaie avant pendant qu’un gendarme me sommait de sortir. A ma surprise, il me dit de descendre avec mon sac je pensais qu’il blaguait et je suis descendue sans mes bagages. Il m’a retrouvée dehors et m’a dit « je t’ai dit de descendre avec tes bagages », je lui ai répondu que je pensais qu’il blaguait. Il me demande s’il a l’air de blaguer. J’ai donc pris mon sac et je suis descendue. Un de ses collègues m’appelle et me demande ce qui se passe, je lui explique et il me rabroue disant qu’il n’apprécie pas mon ton. Je prends donc mon sac et je continue ma route. Pour être sincère, j’ai entendu derrière moi des gens héler mais je ne savais pas que ça s’adressait à moi.
Brusquement un gendarme me saisit par derrière et se met à me battre. Je sors mon téléphone et filme. Il me tire les cheveux et là je l’insulte « tes testicules » et il m’étrangle et me jette à terre. L’autre revient avec du bois frais et se met aussi à me taper sur les fesses et partout pendant que l’autre s’assoie sur moi. Ils ont pris mon téléphone et m'ont menacé de mettre mon code, ils ont tout supprimé. Après cela ils m’ont menottée sous un arbre de 09H à 16H sans boire ni manger. Après ils m’ont envoyé dans leur service où ils semblaient m’attendre. Sans demander ce qui s’est passé, ils se sont mis à me menacer me demandant pourquoi j’ai injurié un gendarme. Ils écrivaient une sorte de procès-verbal sans vraiment noter ce que je disais mais écrivaient seulement. Je suis restée là-bas jusqu’à 18H et après ils m’ont emmené dans un camp où j’ai été reçue par un CB. Il était apparemment plus gentil. Je lui ai expliqué ce qui s’est passé et il m’a dit que si je partais posé plainte c’est eux-mêmes qui se chargeraient de l’affaire donc c’est déjà peine perdue. Il m’a fait promettre et signer de ne pas porter plainte et m’a remis sur le champ la somme de 6000F. Il m' a dit que si j'ai avec moi une vidéo de la scène de ne l'envoyer qu'à lui seul et de supprimer tout. Sur le coup j’ai signé pour tirer d’affaire. Quand je suis rentrée je me sentais très mal, humiliée et salie je revoyais leurs images en tête. Le lendemain, le CB m’a appelée pour avoir de mes nouvelles et demander si j’ai été à l’hôpital. J’ai répondu oui et il m’a envoyée via orange money la somme de 5000 me demandant de n’informer personne de ce qui s’est passé et de taire ainsi l’affaire »
Blogueuse burkinabè pour les droits de la femme
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